vendredi 22 janvier 2021

Confinement et Évangile - Jour 13, 22 janvier (vendredi de la 2e semaine du temps ordinaire)

 

(Comment l’Évangile d’aujourd’hui m’appelle-t-il à vivre le confinement? Je vous fais part de mon humble réflexion.) 

En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons. (Marc 3, 13-15)

La montagne, dans l’évangile de Marc, c’est le lieu de la révélation, de la proximité de Dieu. Jésus appelle les Douze auprès de lui sur cette montagne. Ce petit groupe, noyau duquel grandira l’Église, est introduit par Jésus dans l’intimité divine. Il les institue de façon stable « pour qu’ils soient avec lui ». Cette relation s’ouvre, dans un deuxième temps, sur la mission de proclamer son message et de faire du bien aux autres.

Ce confinement peut-il devenir pour moi une montagne où Dieu veut me rencontrer, un espace retiré du monde, difficile à habiter, mais qui transpire le divin? Ce confinement pourrait-il devenir pour moi le temps de découvrir plus profondément ce que veut dire « être avec Jésus »? Il m’appelle à partager l’espérance qui m’habite et à expulser les démons de l’anxiété, du découragement et de l’indifférence.

Abba, Père, ce n’est pas évident d’escalader cette montagne du confinement. J’aimerais mieux rester dans la plaine, où l’on avance facilement dans des paysages reposants. Mais cette montagne, c’est le lieu de la rencontre, de l’intimité et de la mission. Fais-moi reconnaître ta présence, fais-moi entendre ta voix, donne-moi de marcher avec les Douze dans les pas de Jésus.

Amen.

jeudi 21 janvier 2021

Le confinement et l'Évangile - Jour 12, 21 janvier (mémoire de sainte Agnès)

(Comment l’Évangile d’aujourd’hui m’appelle-t-il à vivre le confinement? Je vous fais part de mon humble réflexion.) 


Jésus se retira avec ses disciples près de la mer. Une grande multitude de gens, venus de la Galilée, suivirent Jésus. De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. (Marc 3, 7-8)

L’expression « suivre Jésus » pourrait se traduire « devenir ses disciples ». Marc souligne que ces nombreux disciples viennent de diverses régions du Moyen-Orient, autant païennes que juives. C’est dire l’impact de la parole et de l’action de Jésus sur les gens. Mais cela annonce aussi l’Église à venir, communauté de communautés marquées par la diversité des ethnies, des langues et des cultures.

Parfois, quand je pense au mot « Église », je pense à ma paroisse, peut-être au Pape à Rome. Mais ce mot recouvre une réalité beaucoup plus riche : des centaines de millions de personnes partout dans le monde partagent la même foi au Christ et sont convaincus qu’il leur donne accès à la vie en abondance. Dans mon confinement, ça me fait du bien de penser que je fais partie de ce peuple immense et varié. Je ne suis pas seul à prier Dieu au nom de son Fils, Jésus.

Abba, Père, je te rends grâce pour cette multitude de frères et de sœurs que tu me donnes en Jésus. Partout dans le monde, comme moi, ils luttent contre cette pandémie en cherchant lumière, consolation et force dans la même Parole et dans le même Esprit. Qu’au milieu de ce monde souffrant, ton Église soit une source d’espérance et chaleur fraternelle.

Amen.

mercredi 20 janvier 2021

Le confinement et l'Évangile - Jour 11, 20 janvier (mercredi de la deuxième semaine du temps ordinaire)

 

(Comment l’Évangile d’aujourd’hui m’appelle-t-il à vivre le confinement? Je vous fais part de mon humble réflexion.) 


Jésus entra de nouveau dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. (Marc 3,1-2)

Marc continue en racontant que Jésus demande à l’assemblée s’il est permis de faire le bien un jour de sabbat. Personne n’ose répondre. Alors Jésus regarde les membres de l’assemblée avec colère, « navré de l’endurcissement de leurs cœurs. » Malgré leur refus, il guérit l’homme; les Pharisiens décident alors de le faire périr. L’opposition à Jésus se radicalise devant son insistance à manifester la miséricorde du Père.

Une main atrophiée, Jésus peut guérir cela. Mais devant un cœur endurci, il est impuissant car il respecte la liberté humaine. C’est pourquoi l’endurcissement du cœur est plus dangereux qu’un handicap, la maladie ou la faiblesse du grand âge. Le coronavirus peut m’atteindre dans mon corps, il ne faudrait pas qu’il m’atteigne au cœur en me rendant indifférent aux autres.

Abba, Père, sauve-moi de l’endurcissement du cœur. Ainsi, je serai ouvert à l’œuvre que tu veux accomplir en moi et à travers moi.  Je peux bien souffrir d’une « main atrophiée », quelle que soit la forme qu’elle prend dans ma vie. Mais ne permet pas que mon cœur s’endurcisse.

Amen.

mardi 19 janvier 2021

Le confinement et l'Évangile - Jour 10, 19 janvier (mardi de la deuxième semaine du temps ordinaire)

(Comment l’Évangile d’aujourd’hui m’appelle-t-il à vivre le confinement? Je vous fais part de mon humble réflexion.) 


Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. (Marc 2,27)


Encore le scandale! Cette fois-ci, les disciples cueillent des épis en marchant afin de se nourrir. Mais c’est le sabbat (le samedi), et récolter n’est pas permis en ce jour consacré au repos. L’observance stricte du sabbat fait partie de l’identité juive. Jésus répond à ses adversaires dans une courte phrase lapidaire qui leur rappelle que la loi de Dieu n’est pas un absolu, qu’elle existe pour le bien de l’être humain.

O, la loi! J’en entends beaucoup parler ces jours-ci. Certains prétendent que le gouvernement n’a pas le droit de brimer leur liberté en édictant des règlements comme le couvre-feu. D’autres rappellent que « la loi, c’est la loi » et qu’il faut s’y soumettre à tout prix. Moi-même, je me sens parfois ambivalent. Peut-être dois-je me rappeler que ce qui compte, c’est le bien des autres; et qu’en temps de pandémie, le bien commun consiste d’abord en la protection de la vie.

Abba, Père, fais-moi comprendre que le monde ne gravite pas autour de moi. Je voudrais que mon acceptation des règlements gouvernementaux devienne un signe de mon amour pour mes frères et sœurs en humanité. Ce que dit Jésus du sabbat doit aussi se dire de moi : je suis fait pour les autres, et non pas les autres pour moi. Apprends-moi à accueillir cette règle de vie!

Amen.

lundi 18 janvier 2021

Le confinement et l'Évangile - jour 9, 18 janvier (lundi de la deuxième semaine du temps ordinaire)

 

(Comment l’Évangile d’aujourd’hui m’appelle-t-il à vivre le confinement? Je vous fais part de mon humble réflexion.) 


Jésus leur dit : "Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront." (Marc 2, 19-20)

Les Pharisiens sont encore scandalisés, cette fois-ci parce que les disciples de Jésus ne jeûnent pas deux fois par semaine, comme c’était la coutume chez les Juifs pieux de l’époque. Jésus profite de leur question pour les emmener vers un autre sujet plus important, celui de son identité. Dans l’Ancien Testament, l’Alliance entre Dieu et Israël était parfois comprise comme un mariage où Dieu tenait le rôle de l’époux et le peuple, celui de l’épouse. Jésus s’approprie le rôle de Dieu, annonçant qu’il vient lui-même renouveler l’Alliance. Mais ce renouveau ne s’accomplira que dans sa mort, lorsque l’Époux sera « enlevé » des invités à la noce.

Comme les premiers chrétiens, je suis partagé entre la joie de connaître le Christ ressuscité et la peine de son absence. Je crois qu’il reviendra dans la gloire à la fin des temps, mais en attendant, la vie est souvent pénible, comme durant ce confinement. Je suis obligé de jeûner malgré moi. Je dois jeûner de ma famille, de mes amis, de mes sorties et de mes habitudes. Comment tenir à la joie chrétienne au cœur de l’épreuve?

Abba, Père, donne-moi la confiance de ton Fils, Jésus. Il n’a pas douté de ton amour, malgré la contestation, le rejet, la trahison et la souffrance qu’il a connus. Il est venu rétablir ma relation avec toi, en scellant une Alliance nouvelle dans son corps et dans son sang. Il est l’époux fidèle qui ne m’abandonnera jamais. Pour cela, je te rends grâce.

Amen.

dimanche 17 janvier 2021

Le confinement et l'Évangile - Jour 8, 17 janvier (2e dimanche du temps ordinaire)

(Comment l’Évangile d’aujourd’hui m’appelle-t-il à vivre le confinement? Je vous fais part de mon humble réflexion.) 


Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : “Que cherchez-vous?” (Jean 1, 37)

Voilà les premiers mots de Jésus dans l’évangile de Jean : non pas une proclamation, ni un enseignement, mais une simple question qui ouvre le dialogue. Il se prendra de façon semblable avec la Samaritaine, avec le paralytique, avec l’aveugle-né. Il aime ouvrir un espace où l’autre peut s’exprimer, se questionner, cheminer. Cette première question de l’évangile est peut-être la plus importante : « Que cherchez-vous? »

Qu’est-ce que je cherche en ce temps de confinement? Les premières réponses qui me viennent à l’esprit sont évidentes : un vaccin, la normalité, un repas avec ma famille et mes amis… Mais pourquoi chercherais-je cela? Qu’y a-t-il en dessous de ces besoins? Quel désir profond m’habite véritablement?

Abba, Père, ce confinement me donne le temps de réfléchir sérieusement aux questions sérieuses : quel est le sens de ma vie, quelle différence puis-je faire dans ce monde, pourquoi aimer et être aimé? Donne-moi d’y penser vraiment et d’entrer en dialogue avec toi, un dialogue où tu me répondras par ta Parole écrite dans la Bible, et ton Esprit qui écrit dans mon cœur.

Amen.


samedi 16 janvier 2021

Le confinement et l'Évangile - jour 7, 16 janvier (samedi de la première semaine du temps ordinaire)

 

(Comment l’Évangile d’aujourd’hui m’appelle-t-il à vivre le confinement? Je vous fais part de mon humble réflexion.)

 

« Les scribes du groupe des pharisiens, voyant que Jésus mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : “Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs!” » (Marc 2, 16)

Les pharisiens se targuaient de leur stricte observance de la loi. Ils se scandalisent de la proximité de Jésus avec des gens reconnus pour y manquer. Mais Jésus ne fait que manifester le souci de Dieu pour tous ses enfants de la terre. Son hospitalité libérale est un reflet de la miséricorde que Dieu veut offrir à chaque être humain, sans opérer de tri préalable.

En tant que disciple de Jésus, je suis l’objet de son hospitalité, il m’accueille chez lui. Mais il m’appelle aussi à être agent de cette hospitalité dans mon milieu. Comment, dans ce confinement, refléter l’hospitalité inconditionnelle de Jésus? Peut-être pourrais-je agrandir ma « bulle virtuelle » en donnant signe de vie à des personnes qui se sentent oubliées ou négligées par moi.

Abba, Père, aide-moi à surmonter ma tendance naturelle à me replier sur un petit groupe d’intimes qui me ressemblent. Je veux, comme Jésus, manifester ta généreuse hospitalité à ceux et celles qui se sentent parfois mis de côté. Apprends-moi à les accueillir autour de la table de mon cœur.

Amen.