mardi 6 octobre 2015

Jour 3 -Synode

En ce troisième jour du synode, nous écoutions les interventions des membres qui voulait parler sur un point ou l'autre de la première partie de l'instrument de travail. J'ai choisi de parler au sujet du numéro 29 qui concerne le rôle des femmes. Comme mon texte est presque entièrement imprimer à l'Internet (je ne sais pas qui en a divulgué le contenu), je crois qu'il est bon que je vous le présente dans son intégrité. Le voici.

Les statistiques les plus récentes de l'Organisation mondiale de la santé révèlent ce fait troublant: encore aujourd'hui, près d'un tiers des femmes dans le monde sont victimes de violence conjugales. Pourtant, dans Familiaris Consortio, le Saint Pape Jean-Paul II avait lancé un vigoureux appel : « Je demande à tous de s'engager dans une action pastorale spécifique plus vigoureuse et plus incisive afin que les offences à la dignité de la femme soient définitivement éliminées. » Malheureusement, plus de trente ans plus tard, les femmes continuent de subir discrimination et violence au mains des hommes, y inclus de leurs époux.

Devant cette triste et dramatique réalité, je propose que ce Synode affirme clairement qu'une interprétation correcte de l'Écriture sainte ne permet jamais de justifier la domination de l'homme sur la femme. En particulier, ce Synode devrait affirmer que les passages où Saint Paul parle de la soumission de la femme à son mari ne peuvent pas justifier la domination de l'homme sur la femme, encore moins la violence à son égard.

Mais il faut aller plus loin. Pour manifester clairement au monde l'égale odignité des femmes et des hommes dans l'Église, nous devrions reprendre la réflexion du Pape Benoît XVI dans son discours au clergé romain en mars 2006 lorsqu'il a dit : « Il est juste de se demander si, dans le service ministériel... on ne peut pas offrir plus de postes, plus de positions de responsabilité aux femmes. »

Je propose donc trois autres pistes d'action à ce Synode.

1. Que ce Synode considère la possibilité d'octroyer à des hommes et des femmes mariés, bien formés et accompagnés, la permission de prendre la parole lors des homélies à la Messe afin de témoigner du lien entre la Parole proclamée et leur vie d'époux et de parents.

2. Qu'afin de reconnaître l'égale capacité des femmes d'assumer des postes décisionnels dans l'Église, ce Synode recommande de nommer des femmes aux postes qu'elles pourraient occuper dans la Curie romaine et dans nos curies diocésaines.

3. Enfin, concernant le diaconat permanent, que ce Synode recommande l'établissement d'un processus qui pourrait éventuellement ouvrir aux femmes l'accès à cet ordre qui, comme le dit la tradition, est orienté non ad sacerdotium, sed ad ministerium.

 

lundi 5 octobre 2015

Jour 2 - Synode 2015

Ce matin était consacré aux formalités protocolaires. La salle du synode est comble: près de 270 'pères' du Synode (la plupart évêques, quelques supérieurs majeurs de communautés de prêtres), en plus des 14 délégués fraternels (représentants d'autres Églises et communautés chrétiennes), 24 experts et 51 auditeurs et auditrices (dont 17 couples mariés).

Après la prière, le Pape a pris la parole. Dans un bref discours percutant, il nous a rappelé que le Synode est un chemin qui encourage la sagesse, la franchise, centré sur le bien de l’Église, de la famille, du salut des âmes. Ce n'est pas un parlement, mais plutôt l’expression visible du cheminement de l’Église qui s’interroge sur les possibilités de la fidélité au dépôt de la foi dans le contexte contemporain. Selon le Pape, le Synode s’avance au coeur du peuple de Dieu, duquel nous sommes les pasteurs et les serviteurs. C’est un espace protégé où parle l’Esprit qui s’exprime par la voix de tous ceux qui s’ouvrent au Dieu des surprises, ce Dieu qui a créé la loi pour le bonheur des humains. Une condition est nécessaire pour son succès : que nous nous revêtions de courage apostolique, d’humilité et de prière. Le courage nous permet de porter la vie de Dieu aux autres, de partager nos convictions et les raisons de notre espérance. L’humilité nous permet d’écouter les autres sans nous sentir supérieur à eux. La prière ouvre un espace de silence où peut résonner la voix de Dieu en nos coeurs. Il ne s’agit pas pour nous d’arriver à un consensus par le biais de négociations, mais de chercher la voix de Dieu afin que ce soit LUI qui nous illumine et nous guide.

Le Cardinal Baldisseri, secrétaire général du Synode, a pris la parole pour nous présenter le travail accompli par le secrétariat depuis l'an dernier en préparation à notre rencontre.

Le Cardinal Erdo, relateur général, a livré un discours magistral, très classique, où il a exposé son analyse des questions qui nous confrontent. J'ai beaucoup aimé son introduction, où il nous a rappelé ce passage de l'évangile de Marc (chaptire 6, verset 34) lorsque Jésus rencontre la foule: la regardant, il eut pitié d'elle et se mit à l'instruire. Ces trois gestes de Jésus structurent, d'une certaine façon, les trois parties de notre instrument de travail: nous sommes d'abord invités à regarder le monde qui nous entoure; ensuite, nous portons à notre esprit la Bonne Nouvelle de la compassion de Dieu pour les familles; enfin, nous nous penchons sur notre rôle d'accompagnement et de renouvellemnt des familles.

En passant, les lecteurs et lectrices qui veulent suivre de près mes commentaires gagneraient à connaître l'instrument de travail qui va nous accompagner tout au long de ce Synode. Vous pouvez le trouver ici: http://www.vatican.va/roman_curia/synod/documents/rc_synod_doc_20150623_instrumentum-xiv-assembly_fr.html

Après dîner ont commencé les interventions individuelles sur la première partie de l'instrument de travail. Ces interventions durent trois minutes chacune et portent sur un paragraph particulier du texte, selon la bonne volonté des évêques. Je devrais livrer mon intervention demain. Elle portera sur le rôle des femmes.

La dernière heure, de 18h à 19h, fut consacrée aux interventions libres. Quelques voix se sont fait entendre pour regretter le style purement anecdotique ou sociologique de la première section. On y présente les défis qui confrontent les couples et les familles d'aujourd'hui, mais de façon assez sèche et objective. J'ai proposé au groupe que nos travaux d'équipe nous permettraient d'y mettre un peu de souffle en cherchant à voir ces éléments avec les yeux de la foi. Nous verrons où ça ira...

Une longue première journée, qui a débuté avec la messe à 7h ici à la Casa Romana del Clero où j'habite durant ces trois semaines. Je me prépare au sommeil, en pensant à vous tous et en vous portant dans ma prière. Bonne nuit!

dimanche 4 octobre 2015

Jour 1 - Synode 2015

Plusieurs amis m'ont demandé si je reprendrais mon habitude de publier une réflexion quotidienne au sujet de mon expérience au Synode. Je ne sais pas si j'aurai le temps de le faire de façon régulière, mais j'essaierai. Je commence donc aujourd'hui en vous partageant une pensée qui m'est venue durant le chant du Je crois en Dieu à la messe d'ouverture ce matin, présidée par le Pape François en la basilique St-Pierre.

Nous chantions en latin, alternant avec les hommes de la chorale. Ceux-ci chantaient un verset sans accompagnement (très bien chanté, par ailleurs), et nous répondions avec les garçons de la chorale, accompagnés de l'orgue. J'étais assis avec les évêques qui participeront au Synode, et je les écoutais chanter (en chantant moi-même, naturellement). Il y en avait un qui commençait à répondre avant même que l'orgue ne donne la note; certains chantaient plus vite que les autres; l'un d'eux, au contraire, finissait toujours après les autres; certains étaient certains d'avoir le rythme juste et chantaient plus fort, afin d'imposer leur rythme aux autres; certains connaissent peu le latin ou le chant grégorien et se contentaient de murmurer... ou d'écouter. Pour un chant qui devait manifester l'unité de la foi de l'Église, c'était un peu comique d'écouter ce tiraillement vocal. Heureusement que nous chantions tous les mêmes mots!

Le Synode, c'est un peu ça. Près de 300 évêques rassemblés pour discuter d'une question fondamentale: comment aider les familles chrétiennes à vivre leur mission dans le monde d'aujourd'hui. Parmi ces évêques, il y en a qui veulent se précipiter, d'autres hésitent et veulent avancer prudemment. Certains sont certains d'avoir le bon rythme et veulent l'imposer au groupe en élevant la voix et en parlant fort. D'autres se sentent dépassés : ils écoutent, lisent, observent...

À cause de ma formation en chant choral, j'écoutais attentivement l'accompagnement de l'orgue et la voix des garçons durant le chant du Je crois en Dieu. Ce n'était pas évident: ils étaient situés de l'autre côté de la nef, et toutes ces voix qui m'entouraient rendaient difficile l'audition. J'essayais quand même de discerner le rythme du choeur et de chanter assez fort pour que ceux qui m'entouraient puissent le suivre. Par contre, je ne voulais pas chanter si fort que je briserais l'harmonie du groupe. Tranquillement, certains évêques autour de moi m'ont suivi dans cette recherche d'unison, et nous avons pu nous adapter au rythme de l'orgue et des garçons. À la fin, nous manifestions mieux l'unité de l'Église proclamant sa foi.

Dans le Synode, un seul peut nous donner le rythme juste: l'Esprit-Saint. Notre travail à nous, évêques, c'est de discerner ce rythme, cet élan vital qu'il veut nous transmettre. Ce n'est pas toujours facile. La rumeur du monde, la fébrilité de l'exercice, les êtres humains que nous sommes, marqués par nos cultures, nos expériences, nos tempéraments: tout cela rend difficile l'écoute commune de l'Esprit. Apprendre à s'ajuster à son rythme n'est pas évident. C'est peut-être pour cela que le Pape François nous a invités hier soir, dans une veillée de prière, à moins parler de la Sainte Famille et à plus la contempler.

Dans le mot ajuster, nous retrouvons la racine 'just-' de laquelle nous tirons le substantif 'justice'. La justice du Royaume, c'est précisément l'effort de s'ajuster au souffle de l'Esprit-Saint. Prions pour que les évêques puissent faire oeuvre de justice en ces trois prochaines semaines.

Test

Ceci n'est qu'un test.

samedi 18 octobre 2014

Synode - Jour 11

Le rapport final est maintenant publié. Les médias concentrent l'attention du grand public sur deux questions: l'accès des divorcés-remariés aux sacrements et l'accueil des homosexuels. Il faut donc que j'en parle.

De ces deux questions, la première avait été soulevée bien avant le Synode par le Cardinal Kasper dans une intervention remarquée devant les Cardinaux du monde en février dernier. Rejetée publiquement par d'autres cardinaux à la fin de l'été, elle a retenu l'attention de nombreux intervenants durant le Synode et, de fait, beaucoup d'énergie y a été consacrée. Un paragraphe présentant les deux approches discutées (le maintien de la présente discipline et l'ouverture à un changement) ainsi qu'un paragraphe connexe n'ont pas reçu l'approbation des deux tiers des membres, même si une grande majorité l'appuyait. Cela n'empêche pas que, dans les faits, ces deux approches ONT été discutées, et avec passion. Le Pape François a décidé qu'on publie tout le texte du rapport final, même les paragraphes qui n'ont pas reçu le deux tiers des voix. J'imagine donc que cette discussion n'est pas finie, et qu'elle sera reprise dans les conférences épiscopales du monde durant l'année qui vient alors que nous préparerons le Synode général ordinaire de 2015

Sur la question de l'accompagnement pastoral des homosexuels, un paragraphe proposait simplement de rappeler l'enseignement de l'Église: pas question d'une équivalence entre le mariage et une relation homosexuelle; affirmation de la dignité de chaque personne et refus de discrimination à l'égard des personnes homosexuelles. Ce paragraphe aussi a été appuyé par la majorité, sans atteindre les deux tiers. Pourquoi certains évêques n'ont-ils pas appuyé ce texte qui, en somme, n'était qu'une répétition de l'enseignement reçu? J'ai l'impression que plusieurs auraient voulu un langage plus ouvert, plus positif. Ne le retrouvant pas, ils auraient indiqué leur désapprobation du paragraphe. Mais celui-ci aussi est publié, et il faudra continuer la réflexion.

Mettons donc ces deux questions importantes de côté pour un moment. Le synode n'avait pas comme thème 'La communion aux divorcés-remariés et l'accompagnement des homosexuels', mais bien 'les défis pastoraux de la famille dans le contexte de la nouvelle évangélisation'. Et sur cette question, que disent les 58 autres paragraphes du texte? Que faut-il retenir du travail de ce synode? A-t-il fait du nouveau?

Je réponds: absolument! Il a fait du nouveau au moins sur un point: il a consacré une approche pastorale très précise, une approche qui est plus attentive à ce qu'il y a de bon dans les personnes qu'à ce qui ne va pas; une approche qui parle moins du péché à éviter que de la grâce à poursuivre; une approche qui est moins centrée sur les défauts de nos sociétés et plus attentives aux 'pierres d'attente' qu'on peut y trouver pour l'accueil de l'Évangile. Il ne s'agit pas d'être naïfs ou bonasses, mais plutôt de miser sur la force de l'Esprit de Jésus-Christ déjà présent au coeur des êtres humains, même ceux qui se croient très loin de Dieu.

Cette approche n'est pas nouvelle: beaucoup d'intervenants pastoraux la pratiquent déjà. Mais c'est la première fois - à ma connaissance - qu'un texte de ce genre vient lui donner son aval. Encore plus, il en donne le fondement biblique et doctrinal, et il invite tous les intervenants de l'Église à la mettre en oeuvre.

Ça, c'est nouveau. Et je m'en réjouis. Dans un certain sens, nous avons fait pour la vie de famille ce qu'a fait le Concile Vatican II pour la liturgie et pour l'oecuménisme: donner un feu vert à une pastorale déjà émergente dans l'Église, lui assurer un socle théologique, et inviter toute l'Église à la faire sienne.

Je ne sais pas si les médias y porteront beaucoup d'attention. Mais pour moi, en tant qu'évêque, et pour beaucoup de responsables de paroisse et de communautés chrétiennes, c'est capital. Et pour cela, je remercie le Pape de nous avoir convié à ce grand travail d'Église.

vendredi 17 octobre 2014

Jour 10

Mon rapport sera court aujourd'hui. En cet avant-dernier jour des assises du Synode, l'équipe du Cardinal Erdo travaillait à intégrer dans le rapport final toutes les suggestions qui avaient été remises par les petits groupes hier, ce qui a permis à la majorité d'entre nous de faire la grasse matinée. Mais cet après-midi, nous nous sommes retrouvés pour la première lecture du message final (celui sur lequel j'ai travaillé). Avec l'aide d'un prêtre belge, assistant au Synode, j'en ai assuré la traduction française. 

Après la lecture du texte, on a ouvert la discussion: plus de 50 évêques ont pris la parole. Tous leurs discours commençaient ainsi: « Nous remercions la commission du message pour son excellent travail. Le texte est bref et le ton est bon. Mais... » et là commençait la requête d'ajouter une phrase ici, d'ajouter un paragraphe là, de ne pas oublier telle problématique, de nommer tel groupe pour l'excellent travail qu'il fait, de reconnaître telle contribution... parfois, je me sentais comme si le Synode de l'an prochain venait d'être lancé!  

De toute façon, immédiatement après la discussion (qui a fini à 19h), les membres de la commission se sont rencontré pour reprendre toutes ces recommandations et voir comment les intégrer au message sans lui faire violence. Après quelques sandwichs et plusieurs verres de jus, je crois que nous y sommes arrivé. À 21h30, j'ai pu reprendre le chemin du retour... accompagné du Cardinal Wuerl de Washington, qui venait de terminer le travail bien plus important de la préparation du rapport final. L'équipe venait d'en terminer la dernière lecture, après un jour et demi de travail. Quel courage. J'ai hâte de voir le produit fini demain... comme vous, d'ailleurs. Alors, prenons tous un grand souffle, et confions ce beau projet au Souffle de Dieu, l'Esprit-Saint!


jeudi 16 octobre 2014

Synode - Jours 8 et 9

Merci pour tous les souhaits de bonne santé. Ça fonctionne: je tousse moins et respire mieux. Louez soit le Seigneur!

Après le jour 7, alors que nous avions passé la journée à discuter en groupes linguistiques de la 'relatio post-disceptationem', le jour 8 a été consacré aux amendements proposés à ce texte. Mgr Léonard, notre 'relator', a fait un travail admirable en reprenant les idées que nous avions exprimées le jour 7 et en rédigeant un nombre considérable d'amendements que nous avons repris, presque mot par mot, et votés, un après l'autre. En effet, pour qu'un amendement soit retenu par l'équipe centrale du synode, elle doit recevoir deux tiers des votes du groupe linguistique.

Certains amendements se limitaient à l'ajout d'un mot. D'autres consistaient dans la ré-écriture complète d'un numéro. Nous avons réussi à trouver les mots qui ont permis à l'ensemble du groupe d'appuyer chacun des amendements, mais c'est un travail ardu, qui exige écoute et respect, créativité et patience. Parfois, un membre du groupe proposait l'expression A, alors qu'un autre proposait l'expression B... et la discussion s'animait entre les deux expressions, jusqu'à ce que quelqu'un propose une expression C à laquelle tous se ralliaient. Il ne s'agissait pas toujours de trouver la 'via media' entre les deux expressions, mais de chercher la nouvelle voie que tous pouvaient emprunter en se sentant respectés et compris. 

À la fin de l'exercice, les trois couples laïcs ont exprimé leur grande satisfaction, leur joie même, à l'issue de l'expérience que nous venions de vivre. Je tiens à dire qu'ils sont tous de haute formation, experts en leurs domaines, d'une grande expérience dans l'enseignement de l'Église et l'engagement dans la pastorale familiale. Voilà pour le jour 7.

Le jour 8 était plus court que les autres. En effet, la matinée était consacré à l'approbation en petits groupes du rapport de nos relateurs respectifs, et de la lecture de tous ces rapports dans la grande salle. Ces rapports devraient tous être publiés sous peu. Je vous invite à les consulter pour vous faire vous-même une idée de la discussion qui a eu lieu dans chacun des groupes linguistiques, de la richesse des propos, du sérieux de la démarche. 

Maintenant commence le travail sérieux: l'équipe du Cardinal Erdo, enrichie par des délégués des cinq continents nommés par le Pape, doivent étudier tous les amendements (il y en aura au moins deux cents, j'en suis certain) et ré-écrire la 'relatio post-disceptationem' pour en faire la 'relatio finale'. La première version de cette 'relatio finale' nous sera présentée samedi matin. C'est pourquoi tous les autres membres du synode (moi inclus) pouvons nous reposer cet après-midi et demain-matin alors que les membres des cette équipe spéciale cherchent à pondre un texte qui saura rallier la grande majorité des voix.

Quant au 'message' sur lequel j'ai travaillé, notre texte original, très poétique et biblique, a dû être abrégé à la demande du Secrétariat du synode. Il s'agira donc d'une courte lettre de salutation adressée aux familles du monde. Mais je garde les belles idées en tête pour une ou deux homélies à venir. Il ne faut pas perdre le fruit de notre travail!