mercredi 24 mars 2021

Prière eucharistique II

 

(Les passages en italique reprennent une prière eucharistique rapportée par Saint Hippolyte au troisième siècle dans un texte appelé « La tradition apostolique. »)

 

    Préface

Vraiment, Père très saint,
il est juste et bon de te rendre grâce,
toujours et en tout lieu,
par ton Fils bien-aimé, Jésus Christ :

Car il est ta Parole vivante,
par qui tu as crée toutes choses;
c'est lui que tu nous as envoyé
comme Rédempteur et Sauveur,
Dieu fait homme, conçu de l'Esprit Saint,
né de la Vierge Marie;

Pour accomplir jusqu'au bout ta volonté
et rassembler du milieu des hommes
un peuple saint qui t'appartienne,
il étendit les mains à l'heure de sa passion,
afin que soit brisée la mort,
et que la résurrection soit manifestée.

C'est pourquoi,
avec les anges et tous les saints,
nous proclamons ta gloire,
en chantant (disant) d'une seule voix

    Sanctus

Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur Dieu de l'univers !
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux.

    Prière eucharistique

Toi qui es vraiment saint,
Toi qui es la source de toute sainteté.
Seigneur, nous te prions :

Sanctifie ces offrandes
En répandant sur elles ton Esprit,
qu'elles deviennent pour nous
le corps et le sang
de Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Au moment d'être livré
et d'entrer librement dans sa passion,
il prit le pain, il rendit grâce, il le rompit
et le donna à ses disciples, en disant :

« Prenez, et mangez-en tous :
ceci est mon corps livré pour vous. »

De même, à la fin du repas, il prit la coupe;
de nouveau il rendit grâce,
et la donna à ses disciples, en disant

« Prenez, et buvez-en tous,
car ceci est la coupe de mon sang,
le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle,
qui sera versé
pour vous et pour la multitude
en rémission des péchés.
Vous ferez cela, en mémoire de moi. »

    Acclamation de l’assemblée

Il est grand, le mystère de la foi :

Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus,
nous célébrons ta résurrection,
nous attendons ta venue dans la gloire.

    Suite de la prière eucharistique

Faisant ici mémoire

de la mort et de la résurrection de ton Fils,

nous t’offrons, Seigneur,

le pain de la vie et la coupe du salut,

et nous te rendons grâce

car tu nous as choisis pour servir en ta présence.

Humblement, nous te demandons
qu'en ayant part au corps et au sang du Christ,
nous soyons rassemblés
par l'Esprit Saint
en un seul corps.

 

Souviens-toi, Seigneur,
de ton église répandue à travers le monde :
fais-la grandir dans ta charité
avec le Pape N.
notre évêque N.
et tous ceux qui ont la charge de ton peuple.

Faisant ici mémoire
de la mort et de la résurrection de ton Fils,
nous t'offrons, Seigneur,
le pain de la vie et la coupe du salut,
et nous te rendons grâce,
car tu nous as choisis pour servir en ta présence.

Souviens-toi aussi de nos frères
qui se sont endormis dans l'espérance de la résurrection,
et de tous les hommes qui ont quitté cette vie :
reçois-les dans ta lumière, auprès de toi.

Sur nous tous enfin,
nous implorons ta bonté.
Permets qu'avec la Vierge Marie,
la bienheureuse Mère de Dieu,
avec les Apôtres et les saints de tous les temps
qui ont vécu dans ton amitié,
nous ayons part à la vie éternelle,
et que nous chantions ta louange,
par Jésus Christ, ton Fils
bien-aimé.

Par lui, avec lui et en lui,
à toi, Dieu le Père tout-puissant,
dans l'unité du Saint-Esprit,
tout honneur et toute gloire,
pour les siècles des siècles.

Amen.

 

lundi 15 mars 2021

Heureuse coïncidence ce 19 mars

Deux événements coïncideront ce vendredi 19 mars.

D’abord, une marche mondiale en faveur de l’action climatique aura lieu, marquée dans notre région par une manifestation l’après-midi sur la colline parlementaire (rassemblement à 15h30, coin Elgin et Sparks).

Ce même jour, l’Église catholique marquera le début d’une année spéciale consacrée à saint Joseph, ce qui nous réjouit particulièrement dans le diocèse de Gatineau. En effet, saint Joseph est le patron secondaire de notre diocèse et le titulaire de notre cathédrale.

On pourrait croire que ces deux événements n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Mais le pape François a souligné un lien important entre les deux il y a huit ans alors qu’il inaugurait son ministère de pasteur universel en cette même fête. Dans son homélie, il a souligné la mission particulière que Dieu confia à l’époux de Marie, celle d’être custos, gardien : celui qui veille et qui soigne. Il invita ses auditeurs à prendre saint Joseph comme modèle en veillant les uns sur les autres, en prenant soin les uns des autres.

Il ajouta aussi ces mots importants : « La vocation de garder ne nous concerne pas seulement nous les chrétiens, elle a une dimension qui précède et qui est simplement humaine, elle concerne tout le monde. C’est le fait de garder la création tout entière, la beauté de la création… c’est le fait d’avoir du respect pour toute créature de Dieu et pour l’environnement dans lequel nous vivons. »

Mes amis, fêter saint Joseph, c’est s’engager à être gardien à sa façon en veillant sur nous-mêmes, nos familles, nos communautés… et sur la création tout entière! C’est pourquoi les paroisses qui le peuvent sonneront leurs cloches ce vendredi à 17 h, alors que prendra fin la manifestation sur la colline parlementaire. Nous marquerons ainsi notre solidarité avec ce mouvement planétaire qui exige des actions concrètes pour renverser les changements climatiques qui nous menacent.

Et en soirée, nous nous réunirons – en ligne – pour souligner la fête de saint Joseph par un temps de réflexion, de chant et de prière. Voici le lien pour cette activité à laquelle tous et toutes sont bienvenus: 

https://us02web.zoom.us/j/83839315101?pwd=Z3h6aG5PV2lYaGducTBNWVB6Q1NYZz09

Prenons l’invitation du pape François au sérieux : fêtons saint Joseph et soyons des gardiens de la création!

 

+ Paul-André Durocher

mercredi 10 mars 2021

Message de Mgr Durocher au sujet des vaccins contre la COVID

À tous les fidèles de l’archidiocèse de Gatineau,

Je veux encourager tous les membres de notre église diocésaine à se faire vacciner afin de protéger la santé de notre population. Il s’agit d’un geste de générosité à l’égard des autres et de responsabilité personnelle.

Il n’y a aucune raison morale de ne pas se faire vacciner. La Congrégation de la doctrine de la foi s’est prononcée dans ce sens il y a quelques mois. Elle est mandatée par le Pape pour étudier ce genre de question, et j’adhère pleinement à son évaluation.

Les théories de complot qui veulent que ces vaccins soient un moyen de contrôle de la population n’ont aucun fondement dans les faits.

Une brochure circule dans certains milieux catholiques intitulée « Alerte! au vaccin contre la Covid. » Elle est publiée par un individu qui n’a aucune crédibilité sur ce sujet. La brochure est truffée de demi-vérités et de faussetés. Je vous invite tout simplement à l’ignorer.

Depuis le début de la pandémie, au-delà de cent cinquante personnes sont décédées de cette maladie dans notre région. Pensez à toutes ces familles éplorées. Pensez à nos enfants et petits-enfants qui doivent se masquer pour aller à l’école. Pensez aux commerces qui ne peuvent rouvrir. Pensez à nos paroisses qui vivotent dans les conditions que nous connaissons. La seule façon de surmonter cette pandémie, c’est que l'ensemble de la population se fasse vacciner.

Si vous n’avez jamais souffert de la diphtérie, de la variole ou du tétanos… si vous ne connaissez personne qui est mort à cause de la coqueluche, de la rougeole ou de la polio… c’est à cause des vaccins qui nous ont permis de maîtriser ces terribles maladies. Ajoutons la COVID-19 à cette liste.

Imitons notre bon pape François, et faisons-nous vacciner!

Fraternellement en Jésus-Christ,

 

+Paul-André Durocher

Archevêque de Gatineau »

vendredi 5 mars 2021

Prière eucharistique I (Le canon romain)

[Offrande]

Père infiniment bon, toi vers qui montent nos louanges, nous te supplions par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, d’accepter et de bénir ces offrandes saintes. 

[Demande - pour l'Église universelle]

Nous te les présentons avant tout pour ta sainte Église catholique: accorde-lui la paix et protège-la, daigne la rassembler dans l’unité et la gouverner par toute la terre; nous les présentons en même temps pour ton serviteur le Pape N., pour notre évêque N. et tous ceux qui veillent fidèlement sur la foi catholique reçue des Apôtres. 

[Demande - pour la communauté rassemblée]

Souviens-toi, Seigneur, de tes serviteurs (de N. et N.) et de tous ceux qui sont ici réunis, dont tu connais la foi et l’attachement. Nous t’offrons pour eux, ou ils t’offrent pour eux-mêmes et tous les leurs ce sacrifice de louange, pour leur propre rédemption, pour le salut qu’ils espèrent; et ils te rendent cet hommage, à toi, Dieu éternel, vivant et vrai. 

[Rappel de la communion des saints et demande]

Dans la communion de toute l’Église, nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ; saint Joseph, son époux, les saints Apôtres et Martyrs Pierre et Paul, André, [Jacques et Jean, Thomas, Jacques et Philippe, Barthélemy et Matthieu, Simon et Jude, Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille et Cyprien, Laurent, Chrysogone, Jean et Paul, Côme et Damien,] et tous les saints. Accorde-nous, par leur prière et leurs mérites, d’être, toujours et partout, fort de ton secours et de ta protection. 

[Offrande et demande]

Voici l´offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière: dans ta bienveillance, accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus. 

[Invocation ou épiclèse sur les offrandes]

Sanctifie pleinement cette offrande par la puissance de ta bénédiction, rends-la parfaite et digne de toi: qu´elle devienne pour nous le corps et le sang de ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, notre Seigneur. 

[Récit de l'institution]

La veille de sa passion, il prit le pain dans ses mains très saintes et, les yeux levés au ciel, vers toi, Dieu, son Père tout-puissant, en te rendant grâce il le bénit, le rompit, et le donna à ses disciples, en disant: "Prenez, et mangez-en tous ceci est mon corps livré pour vous." De même, à la fin du repas, il prit dans ses mains cette coupe incomparable; et te rendant grâce à nouveau il la bénit, et la donna à ses disciples, en disant: "Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l´Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi." 

[Anamnèse de l'assemblée]

I Il est grand, le mystère de la foi: R. Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. 

    ou

II Quand nous mangeons ce pain et buvons à cette coupe, nous célébrons le mystère de la foi: R. Nous rappelons ta mort, Seigneur ressuscité, et nous attendons que tu viennes. 

    ou

III Proclamons le mystère de la foi: R. Gloire à toi qui étais mort, gloire à toi qui es vivant, notre Sauveur et notre Dieu: Viens, Seigneur Jésus! 

[Anamnèse du prêtre et offrande]

C´est pourquoi nous aussi, tes serviteurs, et ton peuple saint avec nous, faisant mémoire de la passion bienheureuse de ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur, de sa résurrection du séjour des morts et de sa glorieuse ascension dans le ciel, nous te présentons, Dieu de gloire et de majesté, cette offrande prélevée sur les biens que tu nous donnes, le sacrifice pur et saint, le sacrifice parfait, pain de la vie éternelle et coupe du salut. Et comme il t´a plu d´accueillir les présents d´Abel le Juste, le sacrifice de notre père Abraham, et celui que t’offrit Melchisédeck ton grand prêtre, en signe du sacrifice parfait, regarde cette offrande avec amour et, dans ta bienveillance, accepte-la. 

[Invocation ou épiclèse sur l'assemblée]

Nous t´en supplions, Dieu tout-puissant: qu´elle soit portée par ton ange en présence de ta gloire, sur ton autel céleste, afin qu´en recevant ici, par notre communion à l´autel, le corps et le sang de ton Fils, nous soyons comblés de ta grâce et de tes bénédictions. 

[Demande pour les défunts]

Souviens-toi de tes serviteurs (de N. et N.) qui nous ont précédés, marqués du signe de la foi, et qui dorment dans la paix... Pour eux et pour tous ceux qui reposent dans le Christ, nous implorons ta bonté: qu´ils entrent dans la joie, la paix et la lumière. 

[Rappel de la communion des saints et demande de pardon] 

Et nous, pécheurs, qui mettons notre espérance en ta miséricorde inépuisable, admets-nous dans la communauté des bienheureux Apôtres et Martyrs, de Jean Baptiste, Étienne, Matthias et Barnabé, [Ignace, Alexandre, Marcellin et Pierre, Félicité et Perpétue, Agathe, Lucie, Agnès, Cécile, Anastasie,] et de tous les saints. Accueille-nous dans leur compagnie, sans nous juger sur le mérite mais en accordant ton pardon, par Jésus Christ, notre Seigneur. 

[Action de grâces]

C´est par lui que tu ne cesses de créer tous ces biens, que tu les bénis, leur donnes la vie, les sanctifies et nous en fais le don. 

[Louange]

Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l'unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles. R. Amen.

vendredi 26 février 2021

Confinement et Évangile -- Jour 46, 26 février (vendredi de la première semaine du carême)

« Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens… Eh bien! moi, je vous dis… » (Matthieu 5, 21a.22a)

 

Dans le sermon sur la montagne rapporté par Matthieu, Jésus souligne le contraste entre l’enseignement traditionnel reçu des scribes et son enseignement à lui. En le lisant, on pourrait penser qu’il invite à viser plus haut, à aller plus loin dans la pratique religieuse, mais on se tromperait. Jésus invite plutôt à reconsidérer l’ensemble de notre vie à la lumière de l’amour miséricordieux du Père pour ses enfants. Il ne s’inquiète pas d’abord de la qualité de notre « pratique » religieuse, mais de la transformation de nos cœurs grâce à l’expérience d’une relation soutenue avec lui.

J’entends des chefs catholiques exprimer leur crainte que les gens s’habituent, durant ce confinement, à ne plus pratiquer leur religion. Y aura-t-il moins de gens présents à l’église une fois passée la pandémie? C’est possible. Mais est-ce là la vraie question? Pour Jésus, la pratique est seconde par rapport à la profondeur de ma relation avec lui. De cette relation seulement peut jaillir une pratique religieuse renouvelée et engagée qui donne sens à la vie.

Abba, Père, je peine à « pratiquer » ma religion durant ce confinement. Mais peut-être est-ce l’occasion pour moi d’aller au fond de la question, de redécouvrir ton Fils Jésus vivant en moi. Donne-moi ton Esprit pour que je puisse répondre de ton mon cœur à son amour, car il renouvelle toute chose.

Amen.

mercredi 24 février 2021

Confinement et évangile - jour 46, 24 février (mercredi de la première semaine du carême)

La reine de Saba est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. (Luc 11, 31)

 

Jésus exprime sa frustration devant le manque d’accueil que reçoit son message chez les chefs religieux d’Israël. Il leur rappelle comment une païenne comme la reine de Saba avait fait un long voyage pour venir écouter le roi Salomon, réputé pour sa sagesse. Jésus est là, au cœur de son peuple; personne n’a besoin de faire de long voyage pour venir l’écouter, lui la sagesse vivante de Dieu. Que c’est triste qu’on ne profite pas de sa proximité!

Je remarque autour de moi de bons catholiques qui s’enthousiasment pour des gens qui prétendent avoir la vérité sur la COVID (qui, selon eux, ne serait qu’un coup monté), sur les vaccins (qu’ils craignent de prendre), sur les efforts des gouvernements (qui disent vouloir brimer nos libertés) et même sur le pape (qui, affirment-ils, serait un faux). Comme je voudrais qu’ils mettent autant d’énergie à écouter l’enseignement de Jésus, transmis par l’Église et vécu par des saints, qu’à écouter ces théoriciens de complot.

Abba, Père, libère-moi de mes craintes et de mes anxiétés. Aide-moi à faire confiance aux hommes et aux femmes qui ont la responsabilité de chercher le bien commun durant cette pandémie. Fais qu’en toute chose, je cherche d’abord à approfondir ma relation avec ton fils, Jésus, source de toute vraie sagesse.

Amen.

samedi 20 février 2021

Confinement et Évangile -- Jour 42, 20 février (samedi après le mercredi des Cendres)

Jésus sortit et remarqua un publicain du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva; et il le suivait. (Luc 5, 27-28)

 

En appelant Lévi — qu’on appelle aussi Matthieu — Jésus invite un homme de mauvaise réputation à devenir son disciple. En effet, les publicains, qui collectaient les taxes pour les Romains, étaient vus comme des traitres, des hommes qui s’enrichissaient sur le dos des pauvres d’Israël. Jésus ne s’arrête pas à cela, il voit simplement un être humain qui a besoin de découvrir l’amour de Dieu pour être transformé. D’une position statique et immobile assis à son bureau, Lévi se lève et marche : il ressuscite à une vie nouvelle.

Vivre le carême durant la pandémie ne me semble pas évident. Ne suis-je pas en carême depuis le début du confinement? Si le carême, pour moi, équivaut à un temps de pénitence, alors c’est vrai, le carême a commencé bien avant le mercredi des Cendres cette année. Mais si je comprends le carême comme l’occasion de quitter une position spirituelle statique et figée pour m’engager plus profondément à la suite de Jésus, ces quarante jours pourront vraiment mener à une résurrection.

Abba, Père, dans les mots de ton fils Jésus, Lévi a reconnu ta voix. Il a discerné dans ces paroles la possibilité d’un recommencement, d’une vie dynamique à la suite de Jésus. Donne-moi la générosité de répondre comme lui, quel que soit mon passé ou mon présent, en me tournant vers un avenir renouvelé par ta présence et ton amour.

Amen.